Priorité à l'Education nationale !

08/02/2013 18:06

 

 

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« Diviser par deux le nombre de jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire en cinq ans et créer 60 000 postes supplémentaires dans l’Education nationale », François Hollande.

 

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« Faire disparaître la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l'inégalité d'éducation », Jules Ferry alors célèbre ministre de l'instruction publique pendant quatre ans, de 1879 à 1883, a prononcé cette phrase sur l'égalité de l'éducation. Il veut dire que tout le monde a le droit d'aller à l'école et que celle-ci soit gratuite. Il a donc fait voter deux lois : celle du 6 juin 1881 et celle du 19 mars 1882, pour que l'école soit gratuite et obligatoire de 6 à 13 ans.

 

    Mais voilà, le souhait de Jules Ferry n’est pas rempli aujourd’hui. En effet, l’école française va mal. Elle est inégalitaire et produit beaucoup trop d’échec scolaire. Il faut dire que le pays a réduit ses dépenses d’éducation et investit particulièrement peu dans le primaire ces dernières années.

 

    Selon le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (PISA), qui évalue le niveau scolaire des enfants de 15 ans dans 65 pays, le système éducatif français est élitiste et inégalitaire. Il doit donc revoir sa copie et s’attacher à mener à la réussite le plus grand nombre d’élèves.

 

    L’Éducation nationale a été au centre des débats lors de la dernière élection présidentielle. Le candidat socialiste François Hollande, devenu président de La République, a fait de l’Éducation et de la Jeunesse sa « Priorité ».

 

    L’école a une grande importance dans nos sociétés actuelles. Celles-ci lui accordent un rôle d’agent de socialisation. Elle doit ainsi préparer les acteurs de demain.

    L’Éducation nationale est face à un objectif de taille qui est celui de la réussite de tous les élèves. Mais cet objectif n’est pas réalisé puisque beaucoup trop d’élèves sortent du système éducatif sans qualification.

 

    Parce que la jeunesse c’est l’avenir, il faut investir dans l’Éducation nationale. Aujourd’hui, beaucoup de parents s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants, les étudiants s’interrogent sur les conditions de leur intégration dans la vie active. L’éducation ne peut être une charge à réduire mais un investissement pour l’avenir. Elle doit être un dossier sur lequel il est urgent d’agir et cela d’autant plus que l’école française ne se porte pas bien.
 

 

 

 

 

10 ans d’indifférence et l’espoir renaît !

 

 

    Entre 2007 et 2011, près de 175 000 postes ont été supprimés au total dans l’Éducation nationale, dont 80 000 postes d’enseignants. C’est ce ministère qui a payé le plus lourd tribut à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, dictée par la révision générale des politiques publiques. En choisissant de diminuer l’investissement consacré à l’école, la France a fait figure d’exception au niveau international car les autres pays de l’OCDE lui ont consacré dans le même temps une part de leur richesse nationale de plus en plus importante. En effet, Pendant ce temps-là, les autres pays européens et notamment l’Allemagne, ont fait le choix d’investir dans l’éducation comme moyen de sortir de la crise.

 

    Parallèlement à ces nombreuses suppressions de postes, le nombre d’élèves a considérablement augmenté, au point que nous n’avons pas compris la logique d’une réforme qui a consacré toujours moins d’enseignants à des élèves de plus en plus nombreux…

 

    Les conséquences ont été dramatiques pour les élèves : des classes surchargées, jusqu’à 40 élèves par classe, un tiers du réseau d’aide aux élèves en difficulté supprimé, le plus faible taux d’encadrement des élèves en primaire parmi les pays de l’OCDE, recul de la scolarisation des enfants de deux ans en maternelle,…

 

    L’élection de François Hollande a donné beaucoup d’espoir aux professeurs et à la jeunesse toute entière.

 

    Il faut donc investir dans la nation, dans la jeunesse, il faut lutter contre les inégalités dès la base, dès l’enfance, au moment même où elles se forgent, telles sont les priorités du président de la République, François Hollande.

 

    Une des mesures phares durant la campagne présidentielle du président de la République était de créer en cinq ans, 60 000 postes dans l’Éducation nationale qui couvriront tous les métiers (enseignants, personnels d’encadrement…). C’est prioritairement à destination des écoles maternelles et primaires, que ces postes seront alloués, car c’est là que les premières difficultés se manifestent et que l’échec scolaire se forme.

La campagne de recrutement a été lancée il y a peu.

De plus, la volonté d’augmenter le nombre d’enfants scolarisés de moins de 3 ans va dans ce sens.

 

    Les rythmes scolaires vont être revus car les journées scolaires très épuisantes pour les élèves car celles-ci sont trop longues. Et cette réforme est en marche : en effet, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, a lancé l’été dernier une grande concertation pour « refonder l’école ». Ces débats ont réuni 500 personnes et se sont clos fin septembre.

L’objectif principal de la réforme des rythmes scolaires est d’équilibrer au mieux le temps passé à l’école pour les élèves.

 

    Les élèves les plus en difficultés, bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, le but étant de diviser par deux le nombre d’élèves sortant du système scolaire sans qualification à la fin du quinquennat : en effet, comment peut-on accepter que 140 000 jeunes sortent, chaque année, du système éducatif sans qualification ?

 

    Parce que la Jeunesse, c’est l’Avenir, François Hollande s’est engagé et s’engage toujours auprès des jeunes de 16 à 18 ans, notamment ceux qui seront déscolarisés, à leur proposer une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique.

    Il faut également améliorer la formation des enseignants. En effet, la réforme de la formation des enseignants de 2010 est pointée du doigt. Et pour cause : l'année de formation en alternance dont bénéficiaient ceux qui réussissaient le concours étant supprimée, les nouvelles recrues se retrouvent immédiatement devant les élèves sans véritable formation pédagogique.

    Notons qu’entre 2005 et 2012, le nombre d'inscrits au concours du Capes a été divisé par trois. De plus, durant ces cinq dernières années, il y a eu près de 175 000 postes supprimés dans l’Éducation nationale dont 80 000 postes d'enseignants ! On a donc désincité les étudiants à être professeurs. En effet, un étudiant n'a pas l'ambition de devenir professeur  lorsqu'il voit ce nombre impressionnant de suppressions de postes et la difficulté du métier d'enseignant dû aux réformes de l'ancien gouvernement. Avec les 40 000 postes d'enseignants crées sur ces cinq prochaines années, il y aura davantage de candidatures pour cette fonction. Le métier d'enseignant est un métier d'avenir et c'est ce message qu'il faut véhiculer chez les étudiants.

 

 

 

    L’éducation a donc été érigée au rang de priorité absolue par le président de la République, François Hollande et il l'a encore répété lors de ses vœux adressés aux françaises et aux français le 31 décembre dernier : le Président ne « prépare pas le sort d’une prochaine élection mais le sort d’une nouvelle génération ». Cependant, augmenter uniquement le nombre de professeurs ne suffira pas à améliorer l’école dans son ensemble : d’autres choix se doivent d’être faits. La grande concertation sur la « refondation de l’école » qui a été lancée l’été dernier va dans ce sens.

 

HURIOT Joris

 

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